www.libertibet.net

L'association Tibet Libre interpelle les candidats à l’élection présidentielle de 2017

Depuis le 9 mars 2017, nous avons adressé une lettre aux candidats à l'élection présidentielle sur la question tibétaine. Sa version actualisée est reproduite ci-dessous, ainsi que les premières réponses des candidats.
Nous poursuivons cette campagne à laquelle vous pouvez participer en demandant aux candidats de nous adresser leur réponse à l'adresse email de l'association Tibet-Libre : democratietibetchine@hotmail.com

Madame ou Monsieur (nom du candidat),

Comme vous le savez, depuis le soulèvement des Tibétains en 1959, les droits de l'homme sont bafoués au Tibet. Faute de résolution de la question tibétaine, la situation ne fait malheureusement qu'empirer, comme l'illustre la répression des manifestations de 2008, et depuis 2009, les plus de 145 immolations de Tibétains, appelant à la liberté au Tibet lors de ces actes de désespoir. Nous sommes nombreux à penser que la France, pays des droits de l'homme, ne peut fermer les yeux.
Les Tibétains en exil en Inde ont progressivement mis en place un gouvernement démocratique, sous l'impulsion du Dalaï Lama. Ils souhaitent en majorité négocier avec la Chine une autonomie réelle du Tibet.
La question tibétaine nous semble trouver sa place dans le débat électoral. A l'approche des élections présidentielles, les associations françaises proches de la cause tibétaine sont soucieuses de votre position en tant que candidat.
Nous vous adressons donc quelques questions, en vous remerciant respectueusement de bien vouloir nous faire parvenir vos réponses dès que possible.
Nous ne manquerons pas, bien entendu, de faire connaître vos réponses à nos adhérents et sympathisants.

Si vous êtes élu Président de la République :
· Comment pensez-vous agir pour promouvoir l'ouverture de négociations entre le gouvernement tibétain en exil et le gouvernement chinois sur le futur statut du Tibet ?
· Êtes-vous prêt à soulever la question du Tibet au sein d'instances internationales comme les Nations Unies et en particulier à son Conseil des droits de l'homme?
· Rencontrerez-vous le Dalaï Lama, symbole de la cause tibétaine et de la non-violence, s'il visitait la France lors de votre mandat ?

Dans l'attente de votre prompte réponse, nous vous prions de croire, Madame ou Monsieur (nom du candidat), en l'expression de notre considération la plus respectueuse.

L'association Tibet Libre

 

Réponse de Nathalie Arthaud

Monsieur,

En réponse à votre courrier du 9 mars 2017 concernant la cause du peuple tibétain, je tiens à vous exprimer ma colère et ma révolte face à la répression exercée par l’État chinois qui, en passant, n’est pas plus communiste que le Viêt-nam ou la Corée du Nord.
En tant que militante communiste révolutionnaire, je suis inconditionnellement en faveur du droit des peuples à l’autodétermination et je mène un combat qui entend permettre à tous les peuples de choisir librement leur destin et une vie digne.
Cependant je n’apporte aucun soutien politique au Dalaï-lama et au type de régime politique et social qu’il incarne. Je n’oublie pas que le Dalaï-lama régnait à la tête d’une théocratie féodale archi-réactionnaire qui s’appuyait encore sur le servage et l’esclavage, et dont l’abolition ne fut décrétée qu’après son renversement. Un tel courant réactionnaire ne peut, en aucun cas, représenter une perspective de libération pour les opprimés du Tibet ou d’ailleurs.
J’ajouterai que tant que les capitalistes du monde entier, les capitalistes français y compris, auront les yeux rivés sur les profits qu’ils peuvent tirer du marché chinois, les gouvernants - même ceux qui auraient pu prétendre le contraire pendant la campagne électorale - continueront d’ignorer le Dalaï-lama pour ne pas indisposer Pékin.
En vous assurant encore une fois de ma solidarité avec le peuple tibétain, recevez, Monsieur, mes plus cordiales salutations.

Nathalie Arthaud


Réponse de Nicolas Dupont-Aignan

Cher Monsieur,

En tant que gaulliste, je suis particulièrement attaché au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est l'honneur de la France, sa tradition, que de soutenir sur la scène internationale les peuples opprimés. La dictature terrible exercée par le parti communiste chinois est à dénoncer avec la plus grande fermeté.

La France, qui jouit d'un prestige certain dans le monde, doit faire fructifier les relations particulières qu'elle entretient avec la Chine – le général de Gaulle a été le premier dirigeant de l'Ouest à reconnaître la République populaire – pour plaider la cause des Tibétains. Forte de sa position, je ferai en sorte que la France prenne une part active dans l'ouverture de négociations entre Pékin et le gouvernement tibétain en exil pour élaborer un statut du Tibet qui le reconnaissance comme entité historique et culturelle particulière.

Ces négociations devront bien-sûr se faire dans le cadre des Nations unies, dans la transparence, et sous le truchement de tous les peuples qui aspirent à la liberté. Je suis donc tout à fait favorable à soulever la question devant l'ONU et son Conseil des droits de l'homme comme vous le proposez.

Pour que les Tibétains enfin sachent que la France est sensible à leur sort et les accompagne dans leur combat légitime, je ne verrai aucune difficulté à rencontrer le Dalaï Lama lors d'une visite officielle.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Bien fidèlement,

Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la France
Candidat à l'élection présidentielle


Réponse de Philippe Poutou

Réponse à Tibet Libre

Nous soutenons le droit à l’autodétermination du peuple tibétain – ce qui inclut évidemment le droit à l’indépendance.

Plus précisément, nous soutenons le combat du peuple tibétain contre la colonisation en cours de son pays par le pouvoir chinois.

Dans le cadre du développement des luttes de libération dans le monde colonial et semi-colonial au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire du PCC en 1949, la question s’est posée de ce qu’il allait advenir des relations entre Pékin et les nombreuses populations non-Han de la « périphérie ». Une « union libre » ou une (con)fédération étaient envisageables. La réponse à cette question s’est avérée négative.

Le droit d’autodétermination reconnu dans la Constitution de 1931 (les « soviets » constitués par le PCC) a été effacé. L’autonomie promise aux minorités ethniques en 1984 a été vidée de tout contenu significatif et le gouvernement de la Région autonome du Tibet est resté une fiction. Aucune forme de fédéralisme n’a été mise en œuvre. Le chauvinisme grand’ Han a imposé sa loi. Le groupe communiste tibétain en a d’ailleurs payé le prix : son principal dirigeant, Phuntso Wangye, a été purgé en 1957, puis jeté en prison pendant 18 ans.

Nous jugeons en conséquence que le peuple tibétain est soumis à une sévère oppression nationale et religieuse. Nous réclamant nous-mêmes des idéaux socialistes ou communistes, nous nous devons d’être particulièrement clairs à ce sujet. Il est aussi devenu l’otage des conflits géopolitiques, compte tenu en particulier la situation stratégique du haut plateau tibétain dans l’Himalaya. C’est particulièrement net dans les années 1950, à la suite de la guerre de Corée. Le PCC a brutalement inversé sa politique tibétaine, passant d’une alliance avec les élites à une réforme agraire menée de façon autoritaire – la décennie se concluant sur le soulèvement de 1959.

La Chine est maintenant une puissance capitaliste. L’intégration économique de la « périphérie » s’accroit. Le Tibet est devenu une terre de colonisation Han avec le développement des infrastructures et la politique des nouvelles « routes de la soie ». Il nous paraît, dans ce contexte, particulièrement important de renouveler notre soutien au combat d’autodétermination du peuple tibétain.

Le Dalaï-Lama porte sur le plan international la question tibétaine. Tant en matière religieuse que culturelle, la référence à l’identité bouddhiste du Tibet constitue certainement un ciment de résistance face aux politiques d’assimilation de Pékin. Nous souhaitons cependant soulever deux problèmes à nos yeux importants.

Le Dalaï-Lama est une autorité à la fois religieuse et étatique (gouvernement en exil) ; un statut ambivalent qui peut légitimer un pouvoir théocratique. Aucune société, pourtant, n’est homogène en matière de croyances (ou de non-croyance), pas plus que sur le plan ethnique. L’égalité citoyenne ne peut être pleinement reconnue là où il y a religion d’Etat – ou une définition ethnoreligieuse de l’Etat.

Le Dalaï-Lama est connu pour la prudence avec laquelle il cherche à négocier une solution à la « question tibétaine » avec le gouvernement chinois. Face à l’intransigeance du PCC, le nationalisme tibétain peut se différencier. Des courants d’extrême droite peuvent se constituer. Des mouvements bouddhistes d’extrême droite existent d’ores et déjà en Birmanie et au Sri Lanka (voire en Thaïlande avec les ultra-royalistes).

Nous nous inquiétons de telles possibilités ; non pas pour modérer notre soutien au combat d’autodétermination du peuple tibétain, mais pour le renforcer. En Chine même, des personnalités ont condamné la politique de leur gouvernement au Tibet. Nous devons, en France et ailleurs, œuvrer à développer de telles solidarités – et nous vous remercions de contribuer par votre activité à maintenir présente, en France, cette question.

L’équipe de campagne de Philippe Poutou

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)

 

 


Photos Tchetao

Banderole pro-tibétaine à Paris: trois journalistes "interpellés" et "fouillés"

PARIS (AFP - Samedi 23 août, 19h49) - Trois photo-reporters, dont un de l'AFP, ont été interpellés samedi matin alors qu'ils photographiaient une banderole pro-tibétaine déployée à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, puis relâchés à la mi-journée, a-t-on appris auprès de l'un d'eux et de la police.

Une quatrième personne, soupçonnée d'avoir déployé la banderole, a également été interpellée avant d'être relâchée, selon le photographe de l'AFP, Olivier Laban-Mattei, et la police.

Des manifestants pro-tibétains avaient déployé la banderole sur laquelle était inscrit "China lies - Tibetans die" (La Chine ment, les Tibétains meurent), sur le toit d'un immeuble adjacent à celui de l'ambassade de Chine. Deux ou trois d'entre eux, appartenant au collectif "Re-action citoyenne", l'ont ensuite accrochée à une cheminée de l'ambassade. Des policiers, en faction dans la rue, sont montés sur le toit et l'ont décrochée.

Le photographe de l'AFP a précisé qu'il avait été interpellé en compagnie d'un confrère de l'agence Reuters et d'un photographe indépendant vers 10H30, que la police avait procédé à un contrôle d'identité pendant une heure sur place et saisi leurs appareils photo, puis leurs téléphones portables avant de procéder à une "fouille corporelle musclée".

Olivier Laban-Mattei a ajouté que ses confrères et lui-même ont ensuite été emmenés en fourgon cellulaire au commissariat du 8ème arrondissement, rue du Faubourg Saint-Honoré, puis dirigés sous escorte vers des salles d'audition séparées où ils ont été entendus pendant deux heures. Il a expliqué qu'il avait refusé de montrer ses photos et que les policiers avaient décidé de conserver son matériel, ce qui nécessite l'accord du procureur.

Le photographe a ajouté qu'il avait finalement été autorisé à quitter le commissariat avec ses confrères et que leur matériel leur avait été restitué vers 13H30.

Interrogée sur les motifs de l'interpellation, la préfecture de police a assuré que les trois photographes avaient été "invités à suivre les policiers au commissariat du 8ème pour y être entendus et vérifier leurs identités".

"Quand on saisit votre matériel, qu'on vous prend votre téléphone portable et vous empêche d'appeler votre rédaction, quand on vous fouille au corps de cette manière (trois agents pour lui seul) alors que vous ne faites que votre travail sur la voie publique, qu'on vous conduit ensuite dans un camion cellulaire, il s'agit bien d'une interpellation, certainement pas d'une invitation", a réagi Olivier Laban-Mattei.

Le parquet de Paris a précisé avoir été "informé à 13H00 que la police avait interpellé une personne qui avait déployé une banderole sur le toit de l'ambassade de Chine ainsi que trois autres qui la photographiaient et se sont révélées être des photographes de presse". "Le procureur a considéré que rien ne leur était reproché, qu'il n'y avait pas d'infraction et il a ordonné leur libération", a-t-on ajouté de même source.


Sur les toits, vers l'ambassade. Photos C. Cavalié

Banderole pro-tibétaine à Paris: quatre interpellations dont 3 journalistes

PARIS, 23 août 2008 13H00 (AFP) - Des manifestants pro-tibétains ont déployé samedi une banderole près de la façade de l’ambassade de Chine à Paris, et l’un d’eux, ainsi que trois journalistes qui assistaient à la scène, dont un photographe de l’AFP, ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.

Après être montés dans la matinée sur le toit d’un immeuble adjacent à celui de la représentation diplomatique, deux ou trois manifestants, appartenant au collectif "Re-action citoyenne", ont fait descendre le long de la façade leur banderole sur laquelle était inscrit : "China Lives - Tibetans die" (La Chine vit, les tibétains meurent), a constaté le reporter de l’AFP.
Les policiers, en faction dans la rue, sont rapidement montés sur le toit de l’immeuble voisin de celui de l’ambassade de Chine et ont décroché la banderole.
L’un des manifestants pro-tibétains qui a déployé la banderole a été interpellé, ainsi que trois journalistes qui assistaient à la scène, a indiqué plus tard dans la matinée la préfecture de police de Paris. Un porte-parole de la préfecture de police n’a pas précisé sous quel motif les journalistes, qui ont été transférés au commissariat du 8ème arrondissement, avaient été interpellés. La préfecture a ensuite précisé que les trois journalistes devraient être entendus en qualité de témoins et rapidement relâchés. Le 6 août, une vingtaine de membres de la même association avaient envahi une boutique du groupe de messagerie UPS à Paris, l’un des principaux sponsors des JO, pour dénoncer les "sponsors des jeux Olympiques de la honte" et réclamer la "liberté pour le Tibet".

 


La vidéo de l'action "Coca" du 18 Août 2008

 

Action sur le toit du siège de Coca Cola, sponsor des JO

Communiqué Tibet Libre - Lundi 18 Août 2008 - Une vingtaine de militants ont occupé le toit du siège de Coca-Cola à Issy-les-Moulineaux, accédant en escaladant depuis un immeuble mitoyen vers 17h le 18 août 2008. En déployant le drapeau du Tibet et des banderoles « Liberté au Tibet », ils souhaitent interpeller cette société et les sponsors des Jeux Olympiques sur les graves violations des droits de l’Homme au Tibet et en Chine.
La police est intervenue, un manifestant a été brutalisé et menotté par la B.A.C, les autres interpellés sans violence après qu'une dizaine de policiers soient parvenus à accéder au toit. Demandant à rencontrer le PDG de la société, plusieurs militants ont dû être évacués en étant portés par les forces de l'ordre.


Photos de Tchetao sauf mention contraire

Le Tibet, incluant la Région autonome du Tibet et les provinces historiques tibétaines, est sous une chape de plomb depuis mars 2008, après que des manifestations aient entraîné un soulèvement dans tout le pays contre l'occupation chinoise. Les autorités chinoises ont répondu par une répression sans merci au cours de laquelle plus de 400 Tibétains auraient été tués et 10000 arrêtés.
La situation au Tibet reste critique, les autorités chinoises multipliant les exécutions sommaires, les emprisonnements arbitraires et les séances de "rééducation patriotique". Des milliers de personnes ont disparu, sont emprisonnées et torturées. L’armée et la police chinoise occupent les rues et les autorités arrêtent immédiatement ceux qui osent encore protester. Encore récemment, nous avons appris que deux Tibétaines ont été la cible de tirs de la police chinoise le 9 août 2008 dans la ville de Ngaba, alors qu'elles se rendaient dans un magasin.

Pendant ce temps, les Jeux Olympiques continuent comme si de rien n’était. Les associations défendant les droits de l'Homme ont fait appel au Comité International Olympique et aux sponsors depuis des mois pour empêcher que ces jeux ne deviennent un instrument de souffrance pour les Tibétains.

Après une rencontre fin juin avec le directeur de cabinet du Comité Olympique Français, les sympathisants du Tibet défenseurs des droits de l’Homme attendent une réponse à leurs courriers restés à ce jour sans réponse malgré plusieurs relances.

Nous demandons aux sponsors des Jeux Olympiques ainsi qu’au Comité Olympique Français représentant le CIO, d'exiger que la Chine:

  • tienne ses engagements en matière de droits de l'Homme, indissociables des valeurs Olympiques
  • libère immédiatement les milliers de Tibétains emprisonnés depuis le 10 mars 2008
  • ouvre de réelles négociations avec le Gouvernement tibétain en exil et le Dalaï Lama


Des banderoles pro-tibétaines sur le siège de Coca-Cola France

18.08.2008 - Une dizaine de manifestants pro-tibétains a envahi lundi en fin d'après midi le toit du siège de la firme Coca-Cola France à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour dénoncer les «sponsors des jeux Olympiques de la honte».

Les manifestants français, regroupés au sein du collectif «Réaction-citoyenne», ont déployé vers 17H50 sur la façade de l'immeuble de 9 étages une banderole «Liberté au Tibet», une autre proclamant «China lies» (la Chine ment) et des drapeaux tibétains.
Ils ont été délogés vers 18h15 par la police qui enlevé les banderoles.

Depuis le début des Jeux, le collectif «Réaction-citoyenne» a multiplié les actions spectaculaires à Paris et en banlieue pour défendre la liberté au Tibet.

Leparisien.fr / Sport.fr / Agence


Les militants arrêtés par la police ont été retenus dans un bureau pendant près d'une heure, en demandant à être reçus par un responsable de la compagnie
Voir le reportage photo de La Grande Epoque en chinois

Plus d'infos : Ré-Actions Citoyennes

 

 

Action "suspendue" à Paris

Dimanche 10 août 2008, deux activistes d'Etudiants pour un Tibet Libre se sont suspendus à la passerelle Debilly, près de la Tour Eiffel et ont accroché une banderole de 10 mètres arborant les inscriptions "Tibet libre, Free Tibet".

D'autres militants et Tibétains présents ont déployé drapeaux tibétains et la banderole "One World, One Dream, Free Tibet" message phare de Students for a Free Tibet durant cette campagne d'actions.

   


Le reportage de France Info le 10 Août 2008 (1mn12)

Les militants sont restés suspendus près de 45 minutes avant d'être obligés par la police de remonter.

"Nous voulions adresser au gouvernement chinois un message fort, qui montre notre détermination, qui lui rappelle que la "question tibétaine" n'est pas "réglée", que nous n'abandonnerons pas. Le Tibet sera Libre" a déclaré Guillaume, l'un des deux grimpeurs, et secrétaire adjoint de l'association.


Le zodiac de la police fluviale fait des ronds dans l'eau...


Photo Only Photos

 

Les anti-JO visent McDo

Le collectif Ré-actions citoyennes a mené une journée d'action jeudi, à Paris. Une quinzaine de militants ont investi le Mc Do du Chatelet jeudi 7 août.

Metro 07-08-2008 - "Liberté au Tibet." "Démocratie en Chine." A la veille de l’ouverture des Jeux olympiques en Chine, une quinzaine de militants anti-JO ont investi et occupé le McDonald’s du Chatelet, situé sur la place de la Fontaine-des-Innocents, à Paris.

Ce jeudi 7 août, peu après 16 heures, le collectif Ré-actions citoyennes, un mouvement partisan de la cause tibétaine et réclamant le respect des droits de l’homme en Chine, a déployé, sur les façades et devant le bâtiment, des banderoles où l’on pouvait lire : « McDo, sponsor de la honte ».

Aux fenêtres du premier étage de l’enseigne, haut-parleur à la main, un militant dénonçait la participation financière de McDonald’s aux Jeux de Pékin, tandis qu’un autre membre du collectif, déguisé en moine tibétain menotté et couvert de faux sang, subissait une parodie d’exécution.

« En s’attaquant aux sources de financement des JO, nous espérons pointer du doigt l’hypocrisie des firmes qui sponsorisent les Jeux en Chine. Peut-être seront-elles plus frileuses lorsque d’autres événements de ce type, comme la future exposition universelle, seront organisés en Chine », a expliqué un militant participant à cette sixième action anti-JO. 

"Nous poursuivrons le combat"

Créé au début du mois de juillet, le mouvement Ré-actions citoyennes a en effet déjà organisé plusieurs « happenings » à Paris, devant les enseignes d’autres sponsors des Jeux olympiques. Deux magasins Adidas (rue de Rivoli et sur les Champs-Elysées), UPS, Omega et Air China ont ainsi été la cible des anti-JO. « Nous poursuivrons le combat durant toute la durée des Jeux. La liste des sponsors est longue ! » a prévenu un autre membre du mouvement.

Pour le début de soirée, le collectif avait prévu une seconde action devant le parvis de Notre-Dame. Réunis autour d’un cercueil symbolisant « la démocratie décédée à Pékin en août 2008 », les militants envisageaint de commémorer les victimes de la révolution culturelle, du massacre de Tiananmen en 1989 et des manifestations de mars 2008 au Tibet.

Vêtus de noir et portant des masques de Hu Jin Tao, George W. Bush et Nicolas Sarkozy (les présidents chinois, américain et français, ndlr), ils devaient tenter de faire entrer le cercueil dans la cathédrale parisienne, puis sous le sable de Paris-Plage, avant de terminer leur action par une veillée aux chandelles devant le centre Pompidou.

Rendez-vous à l'ambassade

Le prochain rendez-vous des anti-JO est prévu ce vendredi, devant l’ambassade de Chine, à Paris. Bien que la préfecture de Paris ait signifié cette semaine l’interdiction de toute manifestation aux alentours de l’ambassade, le collectif Ré-actions citoyennes compte bien participer à ce rassemblement auquel devrait participer l’ensemble des mouvements opposés aux Jeux de Pékin et dénonçant le non-respect des droits de l’homme en Chine.

«Ce 8 août, jour de l’ouverture des JO, doit être historique pour la cause tibétaine. En refusant de nous taire, nous espérons aussi obtenir des déclarations fortes de Nicolas Sarkozy en faveur du Tibet et pour les droits de l’homme en Chine», a précisé un porte-parole du collectif.
Olivier Aubrée - Metrofrance.com


Video : Metro

 

Paris : des pro-tibétains envahissent la boutique UPS

Une boutique du groupe de messagerie UPS, un des sponsors des JO de Pékin, a été brièvement occupée par des manifestants scandant "liberté au Tibet".

Une vingtaine de manifestants pro-tibétains ont envahi mercredi une boutique du groupe de messagerie UPS à Paris, pour dénoncer les «sponsors des jeux Olympiques de la honte» et réclamer la «liberté pour le Tibet», à deux jours de l'ouverture des Jeux à Pékin.

Les manifestants français, regroupés au sein du collectif «réaction-citoyenne», ont déployé à l'intérieur de la boutique une banderole «liberté au Tibet» et un drapeau tibétain sur la porte de la boutique.
Un homme censé incarner la mort, vêtu de noir et portant une faux, a déposé par terre un autre militant représentant la «presse en deuil», tandis qu'une femme apportait dans un colis en carton un faux moine bouddhiste, yeux bandés et menotté.

Les militants, évacués par le personnel, ont ensuite poursuivi leur action à l'extérieur de la boutique en criant «UPS sponsorise les jeux Olympiques de la honte» et «liberté pour le Tibet». «Les sponsors sont directement complices. C'est une honte de laisser faire les JO et d'y collaborer», a déclaré Christophe Cunniet, membre du collectif, qui a annoncé d'autres actions contre les sponsors des JO et appelé à une manifestation devant l'ambassade de Chine vendredi, pour l'ouverture des Jeux.

Leparisien.fr - 06.08.2008, 20h52

 

Air China, sponsor des JO de la honte

Quatorze personnes qui manifestaient mercredi 30 juillet en fin d'après-midi devant les locaux de la compagnie Air China à Paris (VIIIe) ont été conduites au commissariat pour vérification d'identité puis relâchées.


Le reportage de RTL le 31 Juillet 2008 (1mn08)

Une vingtaine de manifestants du collectif Ré-Actions Citoyennes se sont réunis vers 16H30 devant l'agence de la compagnie Air China, boulevard Malesherbes (VIIIe), l'un des sponsors des Jeux Olympiques qui s'ouvrent le 8 août à Pékin, tentant d'occuper les locaux, un scénario ayant été mis en place dans lequel une simple famille souhaitait partir en Chine, et notamment au Tibet, afin de vérifier les informations d’un prospectus qu’ils avaient amené. Cette publicité vantait les massacres et les tortures réalisés par le Gouvernement Chinois.

Après seulement quelques minutes, la police a délogé les manifestants, non sans une utilisation démesurée de la force. Ils ont alors déployé à l'extérieur des drapeaux tibétains, des banderoles et des affichettes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Air China sponsor officiel des Jeux olympiques de la honte".

Le collectif refuse "l'association des idéaux olympiques à ces jeux 2008 de la honte" et condamne "les gouvernements pleutres et complices qui privilégient les rapports commerciaux et financiers au détriment de la liberté et de la justice".
Enfin il demande "aux gouvernements et sportifs" de les rejoindre "et de montrer au gouvernement chinois force et détermination pour faire appliquer les idéaux olympiques".

Après cette démonstration, vite écartée de la devanture de la boutique, 14 des manifestants ont été embarqués et conduits dans un commissariat du XVIIIe arrondissement, afin d’y subir un contrôle d’identité prolongé. Ils ont été relâchés après quelques heures, sans aucune garde à vue et en ayant récupéré leurs drapeaux tibétains et banderoles, réquisitionnés lors de l’interpellation.
Aucune plainte de la part d’Air China n’a été déposée contre le collectif.

Le combat continue, la liste des sponsors et des complices des horreurs commises en Chine et au Tibet est malheureusement longue.

Source : Ré-actions Citoyennes


Video LibéLabo


Devant Air China, photo Florent Quenault

 

Action pro-tibétaine dans un magasin Adidas à Paris


Photos de Audrey Cerdan

A lire sur Rue89


Pour voir le diaporama en plein écran, cliquez ici


17 Juillet 2008 : des militants pro-tibétains
occupent le magasin ADIDAS rue de Rivoli à Paris

Adidas sponsorise les Jeux de la honte !

Une vingtaine de militants ont occupé le magasin ADIDAS en fin d'après-midi, accrochant des banderoles aux étages, le long du bâtiment, ainsi que dans les vitrines et à l'intérieur du magasin. La police et les pompiers sont intervenus mais n'ont pas délogé les manifestants accrochés au fenêtres, pour ne pas causer d'accident. Le magasin a fait sortir les clients et fermé ses portes avant l'heure, et la police a même fermé une partie de la rue. Après une longue négociation et manifestation, les militants ont pu repartir sans être interpellés.


Photos de Joseph Collin

Alors que les Jeux olympiques de Pékin se rapprochent, Adidas vient d'inaugurer dans la capitale chinoise sa plus grande boutique au monde.
La marque, sponsor officiel des J.O, considère le marché chinois comme "l'un des plus importants au monde" et vise à s'assurer "un leadership sur le marché chinois".
Pendant que Adidas collabore avec la dictature de Pékin, le Tibet est toujours sous une chape de plomb depuis mars, après que des manifestations aient entraîné un soulèvement de tout le Tibet contre l'occupation chinoise. Les autorités ont répondu par une répression sans merci lors de laquelle au moins 200 Tibétains ont été tués et plus de 5700 ont été arrêtés ou ont disparu.
La situation au Tibet reste très sérieuse, les autorités chinoises multipliant les rafles, les emprisonnements arbitraires et les séances de "rééducation patriotique". Des milliers de personnes ont disparu ou ont été emprisonnées. Des blindés occupent les rues et les autorités arrêtent immédiatement ceux qui osent encore protester.
Bien évidemment, le gouvernement chinois refuse toujours l'ouverture de réelles négociations sur le statut du Tibet.
A Pékin, à l'approche des Jeux, la situation est de plus en plus tendue et les mesures de sécurité se multiplient. Sans ouverture politique, il est à craindre que ces jeux olympiques, à l'image du parcours de la flamme dans le monde, ne s'avèrent un véritable fiasco.

Nous demandons à ADIDAS, sponsor officiel de Pékin 2008 :

  • de cesser son partenariat avec la Chine tant qu’elle ne respecte pas les droits de l'homme, indissociables des valeurs olympiques
  • d'exiger la libération immédiate des milliers de Tibétains emprisonnés depuis le 10 mars
  • d'exiger l'ouverture de réelles négociations entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement tibétain en exil


Militant masqué en vitrine...

 

 

A un mois des JO, des nouvelles des suites du passage de la flamme

Le reportage de France Inter le 9 Juillet 2008 (2mn)
Notez qu'il n'y a eu qu'une personne au tribunal et que ce n'est pas mon cas pour l'instant.
Le policier qui a porté plainte contre moi a reconnu qu'il n'y avait pas eu d'intention de le brûler avec le fumigène. Après une confrontation le 10 juillet, le dossier remonte au parquet. Par contre, ma plainte contre les violences policières (au début de l'action du 7 avril) avance doucement : j'ai été à nouveau auditionné par la police des polices le 9 juillet et le CRS qui m'a frappé l'a été également. Il ne reconnaît pas les coups. Malgré les videos, les témoins, et les jours d'ITT ?... A suivre. Christophe.

 

20 juin 2008 : 20 militants solidaires des Tibétains occupent le toit du Comité Olympique Français

Les militants ont occupé pendant près de deux heures le toit du Comité Olympique Francais, qui représente le CIO en France, pour l'interpeller et exiger qu'il se positionne clairement sur la situation en Chine et au Tibet. Une belle action de désobéissance civile, au lendemain d'une réception qui accueillait sur place l'ambassadeur de Chine en France et le ministre des sports, et à la veille du passage de la flamme à Lhassa.


Le reportage de Radio Nova le 23 Juin 2008 (2mn08)

 


Le reportage de France Inter le 20 Juin 2008 (1mn20)

 


"Pas de flamme au Tibet"

Vers 13 heures, des banderoles ont été installées sur le toit et hissées sur les porte-mâts faisant face à l'édifice.
Des membres du comité olympique sans doute un peu impulsifs ont tenté d'enlever les banderoles par la force, tranchant des attaches, mais ont dû abandonner devant la détermination non-violente des manifestants. Au cours de l'altercation, le responsable médias du comité olympique, essayant carrément de jeter par dessus-bord l'équipement d'un journaliste (!), a attrapé son micro et l'a entièrement brisé.
La police est intervenue sans débordement. Après une longue négociation, les militants ont obtenu un RDV avec Jean-Paul Clémençon, directeur de cabinet et bras droit du Président Henri Sérandour. Les manifestants ont ensuite accepté de quitter les lieux sans être inquiétés.


Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam[a]wanadoo.fr

Nous vous tiendrons informés du résultat de ce rendez-vous. Photos et videos disponibles : 01 49 84 06 13 / 06 12 25 95 54


Sur les mâts face au comité olympique

NON AU PASSAGE DE LA FLAMME AU TIBET

LA FLAMME OLYMPIQUE ARRIVE A LHASSA SAMEDI SOUS HAUTE SURVEILLANCE ARMEE

Le 21 juin 2008, la Flamme Olympique arrive à Lhassa, où des troupes militaires et paramilitaires ont été positionnées afin d´empêcher toute manifestation. Le gouvernement chinois cherche à montrer son contrôle de la région.

Le Tibet est sous une chape de plomb depuis mars, après que des manifestations aient entraîné un soulèvement de tout le Tibet contre l'occupation chinoise. Les autorités ont répondu par une répression sans merci lors de laquelle au moins 200 Tibétains ont été tués et plus de 5000 ont été arrêtés ou ont disparu.

La situation au Tibet reste très sérieuse, les autorités chinoises multipliant les rafles, les emprisonnements arbitraires et les séances de "rééducation patriotique". Des milliers de personnes ont disparu ou ont été emprisonnées. Des blindés occupent les rues et les autorités arrêtent immédiatement ceux qui osent encore protester.

Le 21 juin, le gouvernement chinois compte pavaner la flamme olympique à Lhassa.
Les autorités chinoises, cherchant désespérément un exercice de propagande sans protestation,
ont accentué la répression le long de la route du flambeau. Les résidents d´une ville tibétaine par laquelle la flamme est passée la semaine dernière ont dit à l’agence Reuters que des milliers de troupes avaient été stationnées dans la région.

Les organisations des droits de l'homme ont fait appel au Comité International Olympique depuis des mois pour empêcher que la flamme olympique ne devienne un instrument de souffrance pour les Tibétains. Cette flamme est une provocation inutile, et avec un Tibet interdit d'accès aux médias et aux voyageurs, la répression qui l’accompagne reste cachée au monde. Le Comité International Olympique persiste à refuser d'éviter le relais au Tibet et de faire jouer son influence pour garantir l'accès libre des médias au Tibet.

Nous demandons au Comité Olympique Français, qui représente le CIO :

• d'exiger de la Chine qu’elle respecte les droits de l'homme, indissociables des valeurs olympiques
• de demander l’annulation du passage de la flamme Olympique au Tibet occupé
• d'exiger la libération immédiate des milliers de Tibétains emprisonnés depuis le 10 mars
• d'exiger l'ouverture de réelles négociations entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement tibétain en exil.


Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam[a]wanadoo.fr


Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam[a]wanadoo.fr


Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam[a]wanadoo.fr

JO: Des militants pro-Tibet sur le toit du CNOSF
  
PARIS, 20 juin 2008 (AFP) - Une vingtaine de militants pro-tibétains ont réussi vendredi à déployer des banderoles pendant plus d'une heure sur la terrasse de l'immeuble du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à Paris, a-t-on appris de source concordante.
Les militants de l'association "Tibet Libre" ont quitté les lieux vers 13h30 dans le calme après avoir obtenu la promesse d'un rendez-vous mardi avec des dirigeants du CNOSF.
Cette action symbolique coïncide avec l'arrivée de la flamme olympique au Tibet. Dans un communiqué, les manifestants indiquent que, près de trois mois après les émeutes dans la région, "la situation au Tibet reste très sérieuse, les autorités chinoises multiplient les rafles, les emprisonnements arbitraires et les séances de +rééducation patriotique+".
Les militants demandent au CNOSF et au Comité international olympique (CIO) "d'exiger de la Chine qu'elle respecte les droits de l'homme (...) de demander l'annulation du passage de la flamme olympique au Tibet occupé", ainsi que de libérer les personnes emprisonnées depuis mars et d'ouvrir un dialogue avec le dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains.
Selon des habitants interrogés à Lhassa, la capitale, la tension est palpable, avec une forte présence policière dans les rues avant le passage de la flamme, auquel tout le monde ne pourra pas assister.

(L'info est passée en Suisse et sur le site sport.fr)


Photos plus haut : Tibet Libre, sauf mention contraire...


Préparation de l'action...


Les militants accèdent à la terrasse...


...accrochent drapeaux et banderoles


...qu'un employé du comité olympique tente de décrocher...


Photos ci-dessus : Hugues Leglise-Bataille

 

Violences policières lors du passage de la flamme : APPEL A TEMOINS

Le Tibet éteint la flamme olympique : récit d’une action libératrice

7 avril 2008 - Un rendez-vous discret sur une place parisienne. On peaufine les détails de l’action tout en marchant vers un deuxième, puis un troisième rendez-vous. Nous sommes une trentaine de militants pro-tibétains, tous motivés pour manifester sur le passage de la flamme olympique et son escorte de soldats d’élite chinois en survêtements.

L’objectif est de former une chaîne humaine sur le trajet, assis au milieu de la chaussée, sans violence évidemment. Derniers préparatifs, nous convenons du lieu de l’action et nous nous séparons en petits groupes pour ne pas attirer l’attention de Big Brother. Parmi nous, le Tibétain venu d’Australie qui a attrapé la torche à Londres la veille. Malgré nos précautions, on remarque 3 personnes qui nous suivent et semblent parler à leur manche : déjà des policiers en civil. Nous nous dispersons pour les semer, on ne les voit plus. Nous imaginons leurs collègues nous suivant derrière les caméras de surveillance.

Chemins détournés pour arriver sur place, près du pont du Garigliano à la sortie du tunnel André Citroën ; un emplacement où la route se rétrécit, plus facile à bloquer.
Les véhicules publicitaires des sponsors des JO sont déjà passés, le cortège de la flamme ne va pas tarder. Tout le monde est en position, autant que possible, de chaque côté de la chaussée. Quelques chinois avec des drapeaux rouges également, un peu plus loin. La police est là aussi en nombre, comme on pouvait le craindre. Mais ils ne peuvent ériger une barrière humaine tout le long du trajet. Un policier ou CRS tous les 2 mètres, faisant dos à la route pour veiller au grain. Ne pas attendre que davantage de policiers arrivent. Les motards passent, suivis par des véhicules de police en nombre. C’est le moment.

Je m’élance sur la chaussée. Après quelques mètres à peine, je suis agrippé par deux policiers sans avoir eu le temps de déployer mon drapeau tibétain. Tout va très vite : je suis projeté au sol, contre le marchepied d’un camion de CRS. J’entends à peine les cris «Liberté pour le Tibet» des autres militants qui s’élancent sur la chaussée ; je suis frappé violemment à la tête par les CRS. Allongé au sol, les coups pleuvent. Coup de la main puis coups de pied à la tête, je proteste « Hé on tape pas, là ! ». Je compte deux, trois coups, je ne compte plus. Je suis sonné. Etant allongé au sol et non-violent, pourquoi continuer à me frapper à la tête ? Embrumé, un monde me sépare du CRS qui me passe à tabac. Il frappe avec le plat de sa botte, pour ne pas laisser de traces. Tout autour, c’est le chaos. Je le verrai sur les vidéos. Les tracts volent. La police est dépassée par l’événement, ne sait où donner de la tête. Vingt militants se font rapidement plaquer au sol, les uns après les autres. Quelques-uns parviennent à s’agripper les uns aux autres, compliquant la tâche de la police. Je demande à un gradé « C’est vous le responsable ? J’ai été frappé à la tête, c’est normal ? » Pour seule réponse : « Vous vous expliquerez plus tard ».

Je saigne du front. Nous sommes menottés puis «téléportés» un à un par quatre policiers chacun, au bord de la route le long d’une palissade. Il semble que nous avons réussi notre coup. J’apprendrai plus tard qu’au même moment, la milice chinoise en survets éteignait la flamme et se réfugiait dans un bus. Le cortège, craignant une embuscade, est même resté longuement bloqué dans le tunnel.

La police nous encercle. Elle semble douée pour jouer les gros bras, arracher les drapeaux tibétains et taper à l’aveugle sur des manifestants, mais pas tellement pour attacher les menottes en plastique. Les mains dans le dos, je parviens à me détacher sans attirer l’attention, et à saisir un fumigène (une fusée de détresse) dans ma poche de veste. J’en dévisse l’embout, derrière mon dos, et attends le moment opportun. La flamme de la liberté. La police qui nous encercle a une réaction étonnante, alors que je ne représente pas de danger : plusieurs policiers me sautent littéralement dessus, alors que je suis assis au sol et pointe le fumigène rouge vers le ciel. S’en suit une confusion totale, à l’issue de laquelle ils attrapent le fumigène et me plaquent au sol. Un policier me dit avoir été brûlé et m’annonce qu’il porte plainte contre moi. On l’entend dire «j’ai envie de l’étrangler». Charmant. Nous sommes à nouveau plaqués contre la palissade, la flamme officielle arrive sans que nous ayons encore été évacués. Elle passe, portée par un relayeur en chaise roulante, entouré de dizaines de policiers et de la milice chinoise en survets. Craignant des violences contre la flamme, les organisateurs chinois ont modifié l’ordre des relayeurs et l’ont confiée à un porteur handicapé. Une occasion pour leur propagande de dénoncer les manifestants tibétains s’ils s’en prennent à un handicapé.
Les slogans «Liberté pour le Tibet» fusent de partout. La police nous pousse violemment contre la palissade. Des tracts volent vers la flamme.

Nous sommes vingt manifestants évacués dans un car de police. Nous y trouvons trois Tibétains arrêtés plus tôt. L’un d’eux, projeté sur le sol par la police, a la lèvre en sang et une dent cassée. Le car suit lentement le trajet de la flamme. Trois quarts d’heure plus tard, tous les manifestants sont libérés… sauf moi. Je suis hors-jeu, mais les autres peuvent continuer à manifester sur le trajet.

Je suis placé dans une camionnette, avec trois autres personnes. L’une d’elle a eu le tort de refuser de cesser de brandir un T-shirt de RSF, à une centaine de mètres du chemin de la flamme. L’autre est un monsieur à l’air respectable, âgé de soixante quatorze ans, fonctionnaire décoré de l’ordre national du mérite. Pour défendre un manifestant s’étant fait arracher son drapeau, il a porté la main sur un policier. Il est en sale état : il ne peut plus marcher, se plaint du dos, on doit le porter.

Menottés au commissariat central du quinzième, les pompiers viennent nous examiner. En plus de la plaie et d’une bosse à la tête, j’ai la tête lourde, bourdonnante, des douleurs aux cervicales et ne peux ouvrir la mâchoire sans une sérieuse douleur. Un Officier de Police Judiciaire (OPJ) me tend une convocation pour une audition le lendemain. Je suis emmené à l’hôpital.

Les pompiers me mettent une minerve et me transportent en fauteuil roulant, puis en civière. A l’hôpital, j’entends que le docteur vient de voir un policier brûlé au cou par un fumigène. Le fumigène, c’est moi. Le docteur amusé me rassure : le policier n’a qu’une brûlure superficielle, au premier degré. Il a demandé 3 jours d’ITT, n’en aura aucun et a pu rentrer chez lui avec un peu de pommade.

Aux Urgences, je suis examiné, on me fait des radios, de face, de côté, bouche fermée, bouche ouverte. Dans le couloir, minerve autour du cou, ma civière croise une autre civière. C’est un journaliste cameraman de France 2 qui a été assommé par la police. Il est carrément tombé inanimé une dizaine de secondes. Comment la police a t-elle pu être aussi violente, malgré la présence des caméras ? Et surtout, contre des journalistes ?
Je n’ai pas de fracture visible, mais les articulations de ma mâchoire ont morflé. On me prescrit des médicaments ; on m’explique qu’ayant été victime d’un traumatisme crânien, je dois rester sous la surveillance d’un proche pendant au moins 24 heures. Après quelques heures d’hôpital, je suis libéré dans la soirée.

Je dors mal, craignant l’hémorragie interne. Le lendemain, je suis convoqué au commissariat pour être auditionné. Entre temps, le journal télévisé de 20H de France 2 a montré les images de mon arrestation et du fumigène. Je me dis qu’il y a vraiment peu de chance que je sois mis en garde à vue, la France entière ayant pu voir les policiers se ruer sur moi ! S’ils ne l’avaient pas fait, personne n’aurait été brûlé.

Le policier a porté plainte. L’OPJ n’a pas vu le JT de France 2. Il n’a qu’une pile de PV présentant la version de la police. Il ne connaît pas encore ma version. Il me signifie immédiatement la garde à vue, et m’informe de mes droits. Il me demande si j’ai déjà été en garde à vue. Oui, je l’ai été il y a 2 ou 3 ans. Il le sait bien, je suis dans le STIC, le fichier informatique des infractions constatées. C’était en 2005, lorsque l’inscription «Liberté au Tibet» avait été faite devant le consulat de Chine. Cette fois encore, je suis fouillé, déshabillé partiellement, on m’enlève tous mes effets personnels, ainsi que ma ceinture et mes lacets, et on me place au sous-sol dans une cellule de 2 mètres sur 2, sous l’œil vigilant de 2 caméras. Je suis seul à tourner en rond, avec comme seule distraction les cris des autres détenus. Il y a quatre cellules, tout à l’heure ils seront 3 par cellule.

On vient me chercher enfin. L’OPJ a pu appeler l’avocat que je lui ai désigné, ainsi que le substitut du procureur. Et surtout, il a pu demander autour de lui, ses collègues ont vu le JT de France 2. Merci les caméras. Ma version devient crédible.

On me prend les empreintes, chaque doigt, deux fois. J’ai aussi droit à la photo de face et de profil, avec un numéro de matricule marqué sur une ardoise.
Lors de l’audition, où tout doit être mis par écrit, je peux décrire toute la scène. Notamment à partir du moment où, jeté au sol, j’ai été violemment frappé à la tête. Je n’épargne aucun détail. J’explique ensuite ma surprise au moment où les policiers se sont jetés sur moi pour saisir le fumigène. Pourquoi y auraient-ils vu un danger, alors que ce genre de fumigène est courant dans les stades et les manifs ? Je sais aussi, grâce au docteur, que le policier n’a qu’une brûlure superficielle. L’OPJ me demande d’où vient le fumigène. Je l’ai acheté il y a des années ; il remarque le prix en francs sur le sachet saisi par la police.
L’avocat ne peut pas se déplacer avant plusieurs heures, et je ne demande pas à retourner à l’hôpital, pour éviter d’avoir à passer la nuit en garde à vue. L’OPJ me demande de collecter des vidéos montrant la scène du fumigène, et m’informe que je serai convoqué pour une confrontation avec le policier brûlé. Au vu des vidéos, voilà qui promet d’être cocasse, s’il maintient sa version des faits. Je suis relâché dans la soirée, après seulement un peu plus de 3 heures. Mon portefeuille a été vidé, inventorié, je récupère mes affaires en vrac dans une caisse, sans les drapeaux tibétains.

J’ai appris que les médecins qui m’ont examiné à l’hôpital ne sont pas reconnus par la justice. Seul moyen de justifier une plainte de ma part pour l’agression que j’ai subie, je dois voir sans traîner l’Unité Médico Judiciaire. Le lendemain, je repasse donc pour la troisième fois au commissariat, pour obtenir le papier «réquisitionnant» un médecin de l’UMJ. Muni de ce papier, je pars vers l’Hôtel Dieu ; le papier mentionne l’enlèvement d’un cadavre de 33 ans. N’étant pas encore mort, cela ne me concerne pas. Demi-tour pour récupérer le bon papier. La police apprécie la plaisanterie.
Le docteur qui m’examine ne connaît pas la cause tibétaine. Je lui explique. Il comprend et constate mon état. Après deux jours, j’ai encore la tête lourde, des douleurs, des fourmillements, des courbatures, et un œil au beurre noir en formation.
Il m’accorde 2 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Sur les vidéos, on reconnaît les CRS qui m’ont frappé à la tête. Je suis encore choqué de leur comportement inadmissible, alors que j’étais à terre et sans défense. Je remarque que c’est la même fine équipe de CRS qui a assommé le journaliste de France 2. Frappé à la tête et à l’épaule par 3 policiers, il ne peut plus porter de caméra pendant un moment. Il a porté plainte dès le mardi et une enquête de l’IGS, la police des polices, est en cours, sur les actions musclées de la police. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, penaude, a également ordonné une "enquête administrative interne" au sujet des drapeaux tibétains confisqués.

Mais le plus grave, ce sont les autres blessés. Norbu, un Tibétain, les lèvres en sang, une dent cassée. Un autre Tibétain, Gyaltsen, qui manifestait à l’Hôtel de Ville, a le pied cassé par la police. Il ne peut plus marcher, et est en arrêt de travail au moins jusqu’au 22 avril.
Affaire à suivre !

Christophe


Un policier tord le bras tenant le fumigène, manquant de peu de brûler à la tête la personne assise à côté

 

Le reportage de 26 mn sur la flamme olympique à Paris (en 3 parties) :


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 1ère partie


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 2ème partie


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 3ème partie

Télécharger le reportage"JO, Retour de flamme" en avi avec emule (284 Mo) - Lien eD2K

 

Après les nombreuses violences de lundi contre des manifestants pro-tibétains non-violents, dont mon passage à tabac par la police (notamment à grands coups de pieds dans la tête), j'ai été 5 H au commissariat et à l'hopital lundi puis mardi 3H30 en garde à vue, et en examen médical à l'Hotel Dieu mercredi. Après des conversations avec plusieurs avocats, nous allons porter plainte contre les violences policières.

 

Pour un Tibet libre, la flamme olympique perturbée à Paris

Paris – Communiqué de presse 7 avril 2008 à 14H30
Malgré une sécurité sans précédent et de brutales arrestations, la flamme olympique a été perturbée par de nombreuses manifestations lors de sa traversée de Paris.


Désobeissants pour un Tibet Libre au JT France2 du 7 avril 2008
envoyé par DESOBEIR

A 14H30, au moins 23 manifestants Tibétains et Français portants des drapeaux tibétains ont tenté d’arrêter le cortège et lancé des tracts avant d’être interpellés par les forces de l’ordre avec brutalité. Le porte parole de Tibet Libre, Christophe Cunniet et un militant Tibétain, Norbu, ont été plaqués au sol violemment et sont sérieusement blessés. Alors que les autres désobéissants ont été relâchés, Christophe est toujours interpellé.


Autre video de la répression policière

4000 policiers mobilisés à Paris pour l’occasion, 100 pompiers joggeurs, 100 policiers en rollers, 65 motards, 48 véhicules de CRS et de sécurisation : un véritable défilé militaire tentait de protéger une flamme symbole de la répression chinoise contre les Tibétains.

«Selon le gouvernement tibétain en exil, plus de 150 Tibétains ont été tués et plus de 2300 ont été arrêtés au cours des répressions des manifestations par les forces chinoises dans l’ensemble du Tibet. Ainsi, tandis que la répression et les arrestations arbitraires continuent au Tibet occupé, la flamme chinoise défile sous une protection quasi militaire dans les rues de Paris. La France importe vraiment de tout, même les méthodes chinoises » déclare Christophe Cunniet, de l’association Tibet Libre. « Pendant ce temps, dans l’ensemble du Tibet, la police et l’armée chinoise continuent à tirer à vue contre les manifestants tibétains, et les morts s’accumulent. »

« Des manifestations en faveur du Tibet auront lieu dans le monde entier sur le passage de la flamme, pour que la Chine renonce à l'usage de la violence et de la torture contre les manifestants Tibétains, et qu'elle accepte enfin l'ouverture de négociations avec le gouvernement tibétain en exil » déclare t-il encore en ajoutant « Nous demandons au Comité Olympique d'exiger que la Chine tienne ses engagements en matière de droits de l'homme, indissociables des valeurs Olympiques. »

« NON AU PASSAGE DE LA FLAMME AU TIBET »

Les communautés tibétaines en exil et leurs sympathisants exigent que les régions tibétaines soient totalement exclues de l’itinéraire du relais de la Flamme olympique. « Il est inconcevable d’applaudir le passage de la flamme et de célébrer le prétendu "voyage de l’harmonie" au Tibet, jusqu’en haut de l’Everest, alors que les forces militaires chinoises écrasent le peuple tibétain. » « Le Président Sarkozy doit s’engager dès maintenant à recevoir le Dalaï Lama lors de sa prochaine visite, et à refuser de se rendre à la cérémonie d’ouverture des Jeux »

Il y a trois semaines, plus de cent cinquante groupes de soutien au Tibet ont demandé dans une lettre au président du Comité international olympique d’annuler tous les passages prévus de la Flamme olympique dans les régions tibétaines. Ces groupes, membres du Réseau international de soutien au Tibet, ont également écrit aux sponsors du Relais de la Flamme – Coca Cola, Lenovo et Samsung – leur demandant de retirer leur parrainage si le Tibet n’est pas exclu de l’itinéraire, et ils entendent demander aux comités olympiques nationaux d’appuyer leurs demandes.

Informations : Tibet Libre - Tél 01 49 84 06 13 / 06 12 25 95 54 / 06 81 46 56 40

Voir aussi : Envoyé spécial sur France 2 jeudi 10 avril.
Plus d'infos très prochainement, des plaintes sont en passe d'être déposées

En photos, l'agression du journaliste de France 2 Bruno Girodon par la police le 7 avril

Il a porté plainte dès le lendemain à l'IGS. La plainte suit son cours.
Blessé à l'épaule, depuis plusieurs semaines il ne peut plus porter de caméra.

Appel à une mobilisation massive des Tibétains et de tous les amis citoyens français lors du passage de la Flamme Olympique officielle, le lundi 7 avril 2008 à Paris

Rassemblement à partir de 11h du matin sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro (Métro Trocadéro). La manifestation partira du Trocadéro à 16H30 vers le Mur de la Paix au Champ de Mars. La manifestation aura lieu jusqu'à 19h30.

A cette occasion, nous allons dénoncer le traitement du peuple tibétain et les violations systématiques et aggravées des droits de l'homme commises par la Chine populaire.

La Chine a massacré un million deux cent mille tibétains, et ce qui se passe actuellement sous nos yeux au Tibet n'est rien d'autre qu'un génocide. Cette même Chine fournit des armes à la Junte militaire birmane pour y réprimer la population civile qui ne demande que la démocratie. Elle réprime aussi ceux qui ne font que réclamer la démocratie en Chine.


La parcours de la flamme à Paris (susceptible d'etre légèrement changé au dernier moment). Cliquez pour agrandir

 

Par ailleurs, la Chine exerce une influence idéologique sur le Parti communiste vietnamien pour étouffer les voix réclamant la démocratie au Vietnam et elle brandit des menaces d'invasion contre Taiwan. Désormais les militaires chinois mènent des intrusions sur le sol du Népal. La Chine occupe illégalement le Tibet mais aussi le Turkestan oriental et une partie de la Mongolie.

La récente répression militaire chinoise à l'encontre de manifestants pacifiques de la population civile tibétaine témoigne de l'incompatibilité avec les valeurs des Jeux Olympiques. D'autant plus que la Chine s'était engagée devant le Comité international olympique à respecter les droits fondamentaux et la liberté d'expression en Chine et au Tibet, mais la gestion de la crise au Tibet a prouvé le contraire. La Chine populaire n'inspire plus la confiance et le respect de la Communauté internationale encore moins chez les insoumis.

Empêchons une autre extermination de tout un peuple et de la Nation tibétaine en tirant les leçons du sort des millions des juifs d'Europe pendant la seconde Guerre mondiale. Les Tibétains vivent ainsi la situation actuelle.

Notre manifestation contient plusieurs volets d'action :

- le cortège principal des manifestants va se déplacer du Trocadéro vers le Mur de la Paix dans l'après-midi.
- Un parcours pour les vélos libres dans Paris.
- Un groupe qui va circuler en bateaux sur la Seine.
- Un autre qui va prendre un bus touristique pour circuler dans Paris.

Le but recherché par cette mobilisation est de faire entendre les causes de la défense des droits de l'Homme, de la Justice, de la Liberté et de la Démocratie en Asie. Nous voudrions inviter tous les militants pour le Tibet à converger vers Paris pour être nombreux à cette occasion si particulière et à venir avec des drapeaux tibétains et des banderoles.

Cet appel est lancé par l'ensemble des Communautés suivantes: Birmane, Chinoise, Taiwanaise, Tibétaine, Turkistane, Vietnamienne, le COBOP et les associations.

___________________________________________________________

JO - Le parcours de la flamme à Paris

La flamme olympique partira lundi 7 avril depuis le premier étage de la Tour Eiffel et parcoura 28 km dans la capitale et sa proche banlieue, avant de s'arrêter au Stade Charléty, à deux pas du siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). L'ancien champion du monde du 400 m haies (1997), Stéphane Diagana, sera le premier des 80 relayeurs (sportifs ou personnalités) qui passeront notamment devant l'Assemblée Nationale et les Champs Elysées. Parmi les porteurs, on compte notamment Vanessa Boslal, Teddy Riner, Mary Pierce, Fabrice Santoro, Chistophe Dominici, Pedro Pauleta ou encore Frédérique Jossinet.

Les grandes lignes du parcours de la flamme olympique lundi 7 avril :

- Départ à 12h35 du 1er étage de la Tour Eiffel

- Passage le long de la Seine dans la direction de France Televisions

- Direction Issy les Moulineaux

- Traversée du pont d'Issy

- Direction le Trocadéro, puis l'avenue Marceau

- Passage par la Place de l'Etoile

- Descente des Champs-Elysées vers la Concorde

- Direction les Tuileries, le Louvre, puis arrêt (30mn) devant l'Hôtel de Ville

- Traversée de la Seine, vers-Notre Dame

- Direction l'Assemblée Nationale, puis Denfert-Rochereau via les Boulevards Saint-Germain et Raspail

- Direction le CNOSF et le Stade Charléty

- Arrivée prévue vers 17h00.

Source : http://fr.sports.yahoo.com/02042008/53/jo-le-parcours-de-la-flamme-paris.html

Téléchargez :
La liste des relayeurs de la flamme à Paris : http://devs.cnosf.com/images/CNOSF/relayeurs_flamme.pdf
Le parcours de la flamme le 7 avril : http://devs.cnosf.com/images/CNOSF/parcours_flamme.jpg

 


Dans l'attente du nouveau site libertibet, connectez-vous à "Je demande la nationalité tibétaine"

 


phpJobScheduler